Se reprendre






Le bal a commencé
Dans la salle, le plancher commence à peine à fumer
Les regards s'échangent juste là, au croisement des interstices
Tout se joue dans les plis, entre les accords

Les dangers de l'écrasement subsistent

Pour l'heure, la priorité est nulle part
Dans un temps suspendu au temps des tâches
Comme un chien en laisse

Trier, surtout trier
Ranger
faire briller
Nettoyer, surtout nettoyer
Mettre hors de portée
Se resserrer
Se reprendre

Reprendre entre ses mains ce corps qui me reproche
L'ignorance des lignes courbes et la pluie qui tombait
L'envelopper de mon asile bancal

Sans le condamner, sans le  forcer
Il me crée l' histoire qui m'échappe

Tout doit se centrer sur la ferme retenue de l'utile à soi
Valsent les têtes
Disparaissent les effets, de style, de manche
Je ne peux garder que ce qui me retient



Le travail d'apaisement qui s'entreprend dans la nuit des viscères

Ne peut pas survivre au chantonnement brutal de l'Autre
Sa place ne s'impose qu'à travers de la délicatesse de sa paume
Et  la constance de ses doigts

Mais seule est le seul
Un mot d'ordre pour l'ordre à remettre là où les craquements 
Ont fissuré la constance
Remettre en ligne le temps 



Ajuster  les places
  Chercher à m'approcher, peut-être, de qui m'aime un peu
Soupirer, à peine
Et aller.


Septembre 2014













Septembre 1914